Ambiance de carnaval aux Récréâtrales 2010

Par Assane Koné

Ici, quatre cavaliers en mouvement. Là, deux marionnettes géantes et deux échassiers. Avec, autour d’eux, le public immense, debout, en mouvement, hilare, curieux, entraîné par la fanfare de la garde nationale du Burkina Faso… En cet après-midi du 4 novembre 2010, le quartier Gounghin, à Ouagadougou (Burkina Faso), vit au rythme de la cérémonie de lancement de la 6e édition de la plateforme festival des Récréâtrales (Résistances panafricaines d’Écriture, de Création et de Recherche Théâtrale). Ici, pas de discours ni de protocole. “Avec 14 représentations théâtrales en “in” et 7 en “off”, nous avons estimé qu’il y aurait suffisamment de discours pour ne pas ennuyer nos invités avec d’autres discours pendant la cérémonie d’ouverture”, justifie Etienne Minoungou, directeur général des Récréâtrales, pour qui “le discours de l’artiste se donne dans sa prestation sur scène”.

Étienne Minoungou.

Étienne Minoungou.

Dans la rue du Cartel (un regroupement de quatre compagnies théâtrales burkinabè dont la Compagnie Filinga d’Étienne Minoungou), la scène ne se limite pas aux podiums. Tout l’espace la constitue. En plus du Cartel, la rue abrite le siège de la compagnie Feeren, du défunt maître de théâtre Amadou A. Bourou, l’Institut national de formation artistique et culturelle (Inafac) et les maisons riveraines. Autant de cadres destinés à accueillir, du 4 au 12 novembre 2010, les spectacles en provenance d’une douzaine de pays d’Afrique (Burkina Faso, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Tunisie, Congo-Brazzaville, Afrique du Sud), mais aussi d’Amérique (Haïti) et d’Europe (France, Belgique).

À un carrefour, une sculpture métallique d’environ 5 mètres de haut, faite de matériels de récupération (carcasse de voiture, barres de fer, vieux canaris…) au sommet de laquelle trône une girouette en forme de motocycliste. Le public regarde, admire, s’interroge… “Cette sculpture montre l’importance de la culture, grâce à laquelle nous pouvons nous hisser au sommet du développement”, commente un des artistes à l’origine de l’œuvre.

Non loin de là, une pancarte indique “Chez les Zoungrana”: une concession privée transformée pour l’occasion en un espace artistique où des joueurs de balafon accompagnent un marionnettiste sous le regard ravi du public.  À trois minutes de marche de là, la prestation du “Grand petit vélo”, jongleur burkinabé qui suscite par ses tours l’émerveillement des tout-petits. Et toujours la musique, très dansante, distillée par la fanfare. Celle-ci pénètre jusque dans les maquis et buvettes où les festivaliers étanchent leur soif… en attendant de goûter au menu servi ce soir-là, à travers les pièces SPR, Paroles de forgeron, Les Convives de la maison Zapézo, Ayiti et Champs de Sons.

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07/11/2010 récréatrales

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