économie

Pendant le festival, les affaires continuent

Outre leur dimension artistique, les Récréâtrales génèrent aussi des retombées financières appréciables. Pour cette septième édition, artistes et opérateurs économiques se frottent les mains.

Issa Nacanabo, le directeur général de l’hôtel Avenir, à Gounghin (Ouagadougou), ne cache pas sa joie. La tenue de la 7e édition des Récréâtrales constitue pour lui une véritable aubaine. Depuis la fin du mois d’octobre, les clients ne cessent d’affluer vers son hôtel, situé non loin du village du festival. “Les Récréâtrales nous apportent beaucoup de bonnes choses. L’hôtel a accueilli de nombreux clients. La restauration marche et le bar vend bien.”

D’autres hôtels et auberges de la capitale burkinabè ont assisté à une augmentation conséquente de leur fréquentation à la faveur de la tenue des Recréâtrales, mais aussi du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou, qui a pris fin le 4 novembre. Selon Étienne Minoungou, le directeur du festival, la fréquentation quotidienne des Recréâtrales tourne autour de 2 000 à 3 000 festivaliers. Ce petit monde composé de nationaux, d’expatriés et de professionnels venus d’Afrique ou d’Europe constitue une source potentielle de recettes. “Un vivier économique” qui permet à la population, comme le résume Étienne Minoungou, de “capter des opportunités”.

Dans la restauration, le constat est identique. “On gagne un peu vraiment, témoigne Virginie Kaboré, qui gère un maquis dans le village du festival. Les gens viennent manger ici, c’est une bonne chose pour nous.” Selon elle, la 7e édition des Récréâtrales est plus intéressante que la précédente, en 2010. “On sent une nette amélioration sur le plan commercial”, constate-t-elle. Philibert Dayana, restaurateur spécialisé dans la vente de viande de porc, affirme réaliser 100% de bénéfice. Pendant le festival, il vend près d’une dizaine de porcs par jour, un rendement sans commune mesure avec le reste de l’année. Grâce aux bénéfices qu’il engrange chaque soir, il envisage même d’ouvrir une nouvelle boutique de grillade de poulets dans une autre partie de la ville. Étienne Kaboré, un jeune tailleur burkinabè, se montre lui aussi satisfait. “Ce festival est une bonne chose. Il nous permet de faire connaître nos produits par les étrangers de passage. Notre savoir-faire peut ainsi s’exporter.”

Financé grâce à divers partenaires, le budget des Récréâtrales tourne autour de 150 millions de FCFA, selon des sources proches du comité d’organisation. Selon Étienne Minoungou, tout le monde en sort gagnant : “Les compagnies repartent avec leurs spectacles en tournée, les populations locales font des recettes, les professionnels reçoivent salaire et per diem, les techniciens captent des opportunités professionnelles. Au total, nous avons signé près de 800 contrats avec divers opérateurs économiques. C’est de l’argent qui est versé sur-le-champ pour permettre à ces gens de vivre normalement.”

Mamadou Faye

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