mariam dara

“Je ne m’embarrasse pas d’artifices dans mes créations”

Entretien avec Abidine Dioari

Metteur en scène de “La danseuse de l’eau”, sur un texte de Jean-Pierre Guingané, Abidine Dioari revient sur cet hommage à son défunt mentor.

Dans quel contexte a été créé ce spectacle?

Abidine Dioari.

Abidine Dioari.

Ce projet de création s’inscrit dans le cadre d’un hommage à Jean-Pierre Guingané, décédé en 2011, aux côtés de qui j’ai fait mes armes à travers le Théâtre de la fraternité. Au sein de cet ensemble, j’ai participé à plusieurs créations. C’est donc avec enthousiasme que j’ai adhéré à ce projet qui nous tenait à coeur, à Jean-Pierre Guingané et moi. Il est l’auteur de la pièce et il devait y jouer comme comédien, tandis que je devais en assurer la mise en scène. La pièce devait marquer son grand retour sur scène après des années d’absence. C’était l’occasion de revoir sur les planches cet homme qui a tant apporté au théâtre burkinabè et africain. Malheureusement, Jean-Pierre s’en est allé deux mois avant le début du projet, alors que je travaillais sur mon intention de mise en scène. J’ai donc décidé d’aller au bout afin de lui rendre hommage. Dans le même temps, les Récréâtrales avaient une ambition similaire, d’où la programmation de la pièce lors de cette 7e édition. Nous sommes satisfaits du résultat et nous entendons poursuivre le projet en allant à Bobo-Dioulasso, à Lomé et à Niamey.

En termes de moyens, vous semblez avoir opté pour la sobriété. Qu’est-ce qui justifie cette option?

Vous évoquez certainement le décor et les costumes. C’est un beau constat mais pour moi, un acteur est bon ou il ne l’est pas. On n’a pas besoin de porter un képi pour camper un policier. Je suis resté fidèle à cette option au niveau de toutes mes créations. Je ne m’embarrasse pas d’artifices de scène. C’est ainsi que je vois les choses, c’est ma démarche artistique.

Pour cette création, vous vous êtes faire assister d’une comédienne béninoise, Mariam Dara. Quel a été son apport ?

Mariam Dara.

Mariam Dara.

Mariam Dara a été appelée sur le spectacle pour m’assister dans la mise en scène compte tenu de sa démarche, de son cursus, du rapport artistique que nous entretenons. Pendant un mois et demi, elle s’est mise à la disposition de l’équipe. Elle a apporté une contribution précieuse à mon travail parce que le plus dur, dans une mise en scène, c’est trouver un bon assistant. Celui-ci doit en effet faire preuve de patience et être à l’écoute du metteur en scène. Mariam a ces qualités, ce qui a facilité les choses. Son apport ne se limite pas au projet de mise en scène ; elle a porté un regard global sur l’ensemble de mes activités artistiques.

Kokouvi Eklou

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