Théâtre

Ses pairs rendent hommage à Sotigui Kouyaté

Par Kpénahi Traoré

La première de la dernière pièce portée par Sotigui Kouyaté avant sa mort, survenue en avril 2010, était présentée le 7 novembre 2010 à la faveur de la plateforme Festival des Récréâtrales, qui se tient à Ouagadougou depuis le 4 novembre. À la sortie du spectacle, quelques ténors du milieu théâtral se sont exprimés sur ce projet initié par Sotigui.

Esther Siraba Kouyaté, metteur en scène et veuve de Sotigui Kouyaté
“Je suis très heureuse parce que c’était vraiment le souhait de Sotigui jusqu’à son départ. Il parlait tous les jours de ce spectacle, de la façon dont il rêvait de le mettre en scène. C’était très dur pour moi qu’il ne puisse pas le voir. Aujourd’hui, je suis remplie de joie en voyant que Salina est née, que j’ai pu présenter cette pièce ici, à Ouagadougou, avec les comédiens qu’il souhaitait. C’est aussi une joie que le public l’ait accueilli avec beaucoup d’émotion. Il y a tellement de thèmes dans ce texte auxquels Sotigui était sensible: la paix, l’espoir, la justice et la souffrance des femmes…” › Lire la suite

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L’ombre de Sotigui Kouyaté plane sur les Récréâtrales

Par Kpénahi Traoré

La paix, l’espoir, la justice, le cri et la souffrance d’une femme, telle sont les thèmes développés dans “Salina”. Ce texte de Laurent Gaudé est tout de suite adopté par Sotigui Kouyaté lorsque celui-ci le découvre en 2006. Il décide alors d’en faire une pièce de théâtre dont il doit assurer lui-même la mise en scène. Malheureusement, sa mort, en avril 2010, ne lui permettra pas de mener ce projet à son terme. C’est sa veuve, Esther Siraba Kouyaté, qui s’en chargera. La représentation de “Salina” eu lieu dimanche 7 novembre 2010 au Centre culturel français Georges-Méliès de Ouagadougou, dans le cadre des Récréâtrales 2010…

C’est fait. Salina est née, malgré le décès de Sotigui Kouyaté, qui se consacrait depuis quatre ans à l’élaboration de cette pièce. À l’occasion des Récréâtrales 2010, à Ouagadougou, Salina a été portée sur les planches par la veuve du metteur en scène malien et burkinabè, Esther Siraba Kouyaté, et par les comédiens que Sotigui avait lui-même choisis dès le départ.

“Je crois que tous ceux qui étaient proches de Sotigui ont hérité de quelque chose. Il nous a aussi appris à porter cet héritage plus loin”, témoigne Esther Kouyaté, metteur en scène du spectacle. Un héritage palpable au soir de la représentation. Car à travers Salina, c’est comme si Sotigui avait été présent sur la scène, où perçaient son imagination, sa réflexion, et où l’on pouvait entendre et voir les voix et les musiques qu’il aurait souhaité entendre, les costumes qu’il avait imaginés… Tout, ce soir-là, nous faisait ressentir la présence de ce grand homme de théâtre, et l’émotion se lisait sur les visages et dans les commentaires des uns et des autres. › Lire la suite

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L’étrange musée d’Athanase Kabré

Dans Le Musée Bombana de Kokologo, programmé lors de la 6e édition des Récréâtrales, le Burkinabè Athanase Kabré joue avec talent le rôle d’un conservateur de musée où sont exposés des objets improbables et surréalistes, issus de l’imagination des gens du village…

Par Christian Koné
Montage et mixage: Mohamed Lamine Sawadogo
(02’44”)

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“The end”, compte à rebours avant la mort

Par Moustapha Bello Marka et Issa Mossi

Une œuvre poignante, servie par une mise en scène éblouissante. Avec “The end”, pièce de Leila Toubel mise en scène par Ezzeddine Gannoun, représentée le 5 novembre 2010 au Centre Culturel Georges-Méliès de Ouagadougou, dans le cadre de la plateforme festival Récréâtrales 2010, les spectateurs ont reçu leur part de beauté tragique et de questions existentielles.

Sur la scène, une chaise et deux escabeaux. Une jeune femme parle, parle et parle. Elle donne des consignes strictes, faisant et défaisant son testament. Elle prévoit dans les moindres détails tout ce qui doit tisser l’univers de sa mort. Une mort qui n’est pas à venir, mais déjà là. Elle n’oublie pas l’encens qui doit embaumer sa dépouille mortuaire, ni les personnes qui recueilleront les condoléances, ni même le long SMS écrit pour dire adieu, ou plutôt au revoir, à ses proches, qu’elle espère retrouver un jour dans l’au-delà. Rien n’est omis.

Nejma se sait condamnée par la maladie. Dans une heure, une seule petite heure, elle a rendez-vous avec la mort. Sa mort. Une heure pour vivre une éternité. Un calvaire qui s’ajoute à celui qu’elle a déjà vécu. “Qu’est-ce que j’ai fait de ma vie?, se demande-t-elle. Je ne suis plus qu’un souvenir que le temps effacera. Je veux vivre ma vie librement et dignement.” Et l’ambiance elle-même se fait triste. Mariage d’ombres et de lumières. Rencontre entre des musiques graves, tristes, et des silences poignants. Pleurs dans le noir. Voix éclatées. Soupirs étranglés. Souffles tremblants qui suggèrent les souffrances dissimulées derrière les rideaux. Questionnements d’êtres humains qui se sentent prisonniers d’un destin dont le sens leur échappe, d’un absurde qu’ils ne cernent pas: “S’il y a la mort, pourquoi la vieillesse?”, s’écrie un personnage. › Lire la suite

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“Ayiti”, du séisme à la scène

Par Gilles Arsène Tchedji

À travers sa propre histoire, le comédien haïtien Daniel Marcelin reconstruit sur scène l’histoire de son pays, aujourd’hui en ruines. À l’occasion des Récréâtrales 2010,  il a présenté au public africain sa pièce “Ayiti”, mise en scène avec Philippe Laurent.

Quartier Gounghin, Secteur 9, à Ouagadougou. Face au quartier général de campagne du Président Blaise Compaoré, une petite maison attire l’attention. Sur les murs, de petites affiches indiquent que les lieux accueilleront le soir même la pièce Ayiti, en tournée européenne depuis quelques mois. À l’intérieur de la maisonnette, on s’affaire. Xavier Simon, le régisseur du spectacle, règle les lumières et les sons, sous la supervision d’un homme qui impressionne par sa taille. Il s’appelle Daniel Marcelin. C’est lui l’auteur de la pièce.

Il est 18h30. Encore deux heures et les spectateurs seront sur place. La scène est prête. Un décor sobre y est aménagé, constitué d’une pile de bagages. Non loin de là, Daniel Marcelin se prépare, semblant évacuer le stress en chantant à tue-tête dans cette petite cour parée d’une grande toile noire. Sa voix, qui reprend mélodieusement quelques chansons vaudous, porte loin. Cherche-t-il à conjurer le mauvais sort avant le début de la soirée ? Directeur du Petit Conservatoire de Port-au Prince, Daniel Marcelin n’a guère le temps de répondre à la question, il doit rester concentrer sur le spectacle. Aimable et disponible, il consent toutefois à nous dire quelques mots sur l’origine de cette pièce. “Je me trouvais à Bruxelles le 12 janvier 2010, au moment du séisme [qui a frappé Haïti]. Je m’apprêtais à travailler sur un projet théâtral avec Philippe Laurent lorsque cet événement est survenu. J’ai alors décidé de rester pour poursuivre mon travail. Car, quand tout s’écroule, il reste la culture”, confie le comédien, sur un ton engagé, avant de se réfugier dans sa loge. › Lire la suite

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Théâtre à domicile

Pour sa 6e édition, la plateforme festival Récréâtrales 2010 innove en transformant plusieurs maisons du quartier Gounghin, à Ouagadougou, en salles de spectacles. Un moyen de rapprocher le théâtre de son public…

Par Boukary Ouedraogo
Montage et mixage: Mohamed Lamine Sawadogo

(03’50”)

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Inauguration de la plateforme Festival Récréâtrales 2010

C’est parti pour les Récréâtrales 2010! Pendant près de deux semaines, Ouagadougou devient la capitale du théâtre africain à l’occasion de la plateforme festival Récréâtrales, dont l’inauguration a eu lieu jeudi 4 novembre. 

Par Serge Adam’s Diakité
(04′44”)

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Ambiance de carnaval aux Récréâtrales 2010

Par Assane Koné

Ici, quatre cavaliers en mouvement. Là, deux marionnettes géantes et deux échassiers. Avec, autour d’eux, le public immense, debout, en mouvement, hilare, curieux, entraîné par la fanfare de la garde nationale du Burkina Faso… En cet après-midi du 4 novembre 2010, le quartier Gounghin, à Ouagadougou (Burkina Faso), vit au rythme de la cérémonie de lancement de la 6e édition de la plateforme festival des Récréâtrales (Résistances panafricaines d’Écriture, de Création et de Recherche Théâtrale). Ici, pas de discours ni de protocole. “Avec 14 représentations théâtrales en “in” et 7 en “off”, nous avons estimé qu’il y aurait suffisamment de discours pour ne pas ennuyer nos invités avec d’autres discours pendant la cérémonie d’ouverture”, justifie Etienne Minoungou, directeur général des Récréâtrales, pour qui “le discours de l’artiste se donne dans sa prestation sur scène”. › Lire la suite

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Libre comme Niangouna

Par Médard Gandonou

“SPR” est la dernière création théâtrale de l’auteur et metteur en scène congolais Dieudonné Niangouna. La plateforme du Festival des Récréâtrales, qui s’est ouvert jeudi 4 novembre 2010 à Ouagadougou, a été l’occasion pour cet artiste de confirmer toute la liberté d’expression artistique qui le caractérise.

Un coup de sifflet. Une lumière qui illumine la scène comme un soleil levant. Une foule d’acteurs envahit la scène. Ballon, sceaux, bouteille, balai à tiges dans la main des uns; projets, ambitions et stratagèmes en gestation dans la tête des autres. La journée débute dans ce décor matinal. “Le théâtre commence quand on se lève le matin”, disait l’auteur russe Stanislavsky. Une définition que s’est appropriée l’auteur et metteur en scène Dieudonné Niangouna, et qui prend tout son sens dans la pièce SPR.

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Communiqué de presse du Fitmo / FAB

La direction du Festival international de théâtre et de marionnettes de Ouagadougou / Festival des arts du Burkina (Fitmo / FAB) informe les artistes, les partenaires et tous les amis de la culture de ce qui suit :

1) La 12e édition du Fitmo / FAB, initialement prévue pour se tenir du 24 octobre au 14 novembre 2009, ne se tiendra pas à ces dates.

2) La 12e édition, qui se veut un festival de l’intégration sous-régionale, se déroulera sur trois semaines au Burkina, au Mali et au Niger.

3) Les nouvelles dates de la 12e édition du Fitmo / FAB sont les suivantes :

Burkina (Ouagadougou + villes décentralisées) : du 04 au 10 février 2010

Mali (Bamako + villes décentralisées) : du 12 au 17 février 2010

Niger (Niamey + villes décentralisées) : du 20 au 25 février 2010.

Une conférence de presse prévue fin novembre 2009 donnera des précisions sur la philosophie et les programmes de cette 12e édition du Fitmo / FAB.

Pour toute information : tél.: (00) +226 50 36 59 42

E-mail : culturedequartier@yahoo.fr

Avec le Fitmo / FAB, l’art et les artistes construisent l’intégration des peuples d’Afrique !

La Direction

Pr. Jean-Pierre GUINGANE

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Navétanes culturelles à Kolda (Sénégal)

Les Navétanes sont des pratiques sportives informelles, très populaires au Sénégal, qui se déroulent en marge des fédérations pendant la saison des pluies (nawete en wolof). Parallèlement au volet sportif se tiennent aussi des Navétanes culturelles marquées par une compétition théâtrale entre associations culturelles de quartier.

La finale de la phase nationale des Navétanes culturelles, qui s’est déroulée à Kolda le 3 janvier 2009, a vu la victoire de l’ASC Jakarlo. Retour sur cet événement grâce à la rubrique culturelle de Jokko FM, radio communautaire basée à Rufisque (87.7 FM).

Émission du mardi 6 janvier 2009.
Présentation: Alexandre Lette

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(3′01″)

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(3′38″)

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Financer le théâtre en Afrique de l’Ouest : une gageure

Par Sessi Tonoukuin

À travers l’Afrique de l’Ouest d’expression francophone, plusieurs festivals de théâtre annuels ou biennaux réunissent des professionnels venus d’Afrique ou d’Occident. C’est notamment le cas du Festival “Théâtre des Réalités” (FTR), qui a tenu sa neuvième édition au Mali du 1er au 7 décembre 2008. Pourtant l’organisation de tels événements culturels dans nos contrées n’est pas une sinécure. Budgets non bouclés, ardoises de dettes, démission des pouvoirs publics reviennent comme un refrain sur les lèvres des promoteurs de tels festivals. Décryptage.

Adama Traoré, le directeur du FTR, en discussion avec Dorine Rurashitse, coordinatrice artistique d'Africalia Belgium pour l'Afrique de l'Ouest.

À la page 32 du programme de l’édition 2008 du Festival “Théâtre des Réalités” (FTR), en conclusion du paragraphe énumérant les partenaires ayant soutenu cet événement, quelques mots en lettres capitales et caractères grossis attirent l’attention du lecteur: “SANS LE SOUTIEN DU MINISTÈRE DE LA CULTURE DU MALI”. Par ce pied de nez, le fondateur et directeur artistique du FTR, Adama Traoré, entend bien relancer le débat sur le maigre soutien accordé par la plupart des gouvernements d’Afrique de l’Ouest aux manifestations culturelles, et plus précisément aux festivals de théâtre.

Interrogé par Cultur’Afrique, Adama Traoré confirme que depuis la création de son festival (neuf éditions en douze années d’existence), il n’a bénéficié d’aucun soutien financier de la part de l’État malien. “Jusqu’à aujourd’hui, le ministère de la Culture du Mali n’a jamais soutenu financièrement le Festival du Théâtre des Réalités. Pire: les salles qui lui appartiennent nous sont louées à chaque édition!”, s’indigne-t-il. Selon lui, cet état de fait déplorable persiste à cause de l’inexistence d’une véritable politique culturelle au Mali. En effet, une telle politique impliquerait la mise en œuvre de mécanismes d’aide à la création, à la diffusion et au fonctionnement de certaines structures culturelles non étatiques.

Conséquence directe de cette carence: Adama Traoré a beaucoup de mal à financer son entreprise, et cette situation suscite la méfiance des institutions bancaires: “Je n’ai pas totalement bouclé le budget du Festival et je suis déficitaire. Je crains que la relation avec ma banque, avec qui je travaille depuis la création de l’association Acte 7, en pâtisse. Cette banque a du mal aujourd’hui à me consentir des avances de trésorerie.” Calvaire! › Lire la suite

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Le Festival “Théâtre des Réalités” à l’heure du bilan

Par David Sanon
Photos: Frédéric Ilboudo

“La Geste des Étalons”

Lundi 1er décembre 2008 à 20h30, les projecteurs du Festival “Théâtre des Réalités” (FTR) s’allumaient sur la berge du fleuve Niger, à Bamako. C’est dans ce décor majestueux qu’une douzaine de cavaliers allaient offrir un formidable ballet aux nombreux spectateurs ainsi qu’aux curieux qui avaient préféré le contempler depuis le pont des Martyrs. Venu du Burkina Faso, remarquablement mis en scène par Luis Marquès et Amadou Bourou, le spectacle équestre La Geste des Étalons marquait la soirée inaugurale de la 9e édition du Festival “Théâtre des Réalités”.

Pendant une semaine, huit sites maliens allaient vibrer au rythme du Festival. Innovant à chaque édition depuis qu’il l’a initié en 1996, Adama Traoré a par ailleurs favorisé cette année une décentralisation, voire une internationalisation, du FTR. En plus des huit villes du Mali choisies pour y représenter les pièces, Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que Dakar, Kaolack, Tambacounda et Thiès, au Sénégal, ont aussi accueilli certains des spectacles dans le cadre de la Caravane des Réalités. L’ambition poursuivie par Adama Traoré est de promouvoir ainsi le théâtre auprès des populations de la sous-région. Les créations qui ont suivi ce circuit par la route ont pu ainsi être vues par un grand nombre d’Africains. › Lire la suite

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“Bloody Niggers!” (extrait vidéo)

Cultur’Afrique vous a proposé depuis le 2 décembre plusieurs articles et reportages sur la pièce Bloody Niggers!, de Dorcy Rugamba (adaptation de Younouss Diallo, mise en scène de Jacque Delculvellerie et Dorcy Rugamba), qui a donné lieu à deux représentations au Centre culturel français de Bamako dans le cadre du neuvième Festival “Théâtre des Réalités”:

Webradio
Bloody Niggers!

Le théâtre de la parole

Articles
Une gifle nécessaire
Violation de domicile

Photos
Des photos du spectacle sur notre galerie en ligne

Nous ajoutons aujourd’hui à ces différents billets un extrait vidéo de la pièce assorti d’une interview des  acteurs. Cette séquence a été tournée en 2007 à l’occasion des Rencontres de la Villette.

http://www.dailymotion.com/videox3h2uz

De gauche a droite:
Dorcy Rugamba: auteur et acteur
Younouss Diallo: acteur, conception et adaptation
Pierre Étienne: acteur, Réalisation musicale

Interview: Michael Patin
Prise de vue/montage: Thomas Bernaudin

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“Maître Harold” (extrait vidéo)

Voici un extrait vidéo de Maître Harold, d’après l’œuvre d’Athol Fugard, sur une mise en scène de Hassane Kassi Kouyaté. Présentée à Bamako à l’occasion du neuvième Festival “Théâtre des Réalités”, cette pièce a donné lieu à divers critiques et reportages sur Cultur’Afrique:
* Rencontre avec Hassane Kassi Kouyaté
* Sur un air de Quick-Step
* Rencontre avec Julien Favart
* Noirs et Blanc

http://www.dailymotion.com/videox55pxy

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“Elf, la pompe Afrique” (extrait vidéo)

Cultur’Afrique a déjà consacré plusieurs articles à la pièce du Français Nicolas Lambert, Elf, la pompe Afrique, qui a donné lieu à une représentation aux Quartiers d’Orange, à Bamako, après avoir tourné au Sénégal puis au Mali dans le cadre de la Caravane des Réalités. Nous vous en proposons aujourd’hui un extrait vidéo diffusé sur la chaîne française indépendante Zaléa TV lors de la “Nuit contre la Francafrique”

http://www.dailymotion.com/videox2sss7

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Rencontre avec Adama Traoré

À la veille de la clôture de la neuvième édition du Festival “Théâtre des Réalités”, CulturAfrique a reçu le fondateur de ce rendez-vous désormais biennal. Homme de théâtre, citoyen engagé, le Malien Adama Traoré ne s’embarrasse pas de langue de bois: aux côtés du comédien et metteur en scène burkinabè Ildevert Méda, lors d’une émission de radio enregistrée samedi 6 décembre dans les conditions du direct, il tire le bilan de ce festival inauguré en 1996, évoque les difficultés rencontrées pour faire financer les spectacles culturels en Afrique, analyse combien le rôle des médias est important pour permettre aux créateurs africains de trouver leur public…

Émission animée par Hortense Atifufu
Réalisation: Mohamed Lamine Sawadogo
(72’15”)

Emission_Traore_Meda.mp3

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La mort dans Lam

Par Fatou Kiné Sène
Photos: Frédéric Ilboudo

Dans “L’os de Mor Lam”, dont une représentation s’est tenue jeudi 4 décembre au Centre culturel Karim Togola de Sabalibougou (Bamako), le metteur en scène burkinabè Issaka Sawadogo ne s’est pas contenté d’adapter pour le théâtre le conte du Sénégalais Birago Diop: il y a ajouté une dose de contemporanéité. Tout en restant fidèle à cette dénonciation de l’égoïsme humain, il en a actualisé le récit.

Fuyant les massacres, des villageois traversent le public pour rejoindre, sur la scène, un camp de réfugiés. Ils ont traversé les pires épreuves. Cela se lit dans leur regard, sur leurs visages recouverts de poussière ou encore sur leurs habits devenus haillons. Oumou, en commérage avec sa voisine Awa, l’épouse de Mor Lam, raconte ces horreurs. Elle parle de corps déchiquetés et compare ces massacres au partage d’un bœuf. Sur scène, une case faite de sacs de riz sert à la fois de mosquée, d’église, d’école et de maison. À côté, des huttes dressées pour délimiter l’espace, ainsi que des ustensiles de cuisine qui serviront à cuire l’os de Mor Lam. › Lire la suite

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Rencontre avec Hassane Kassi Kouyaté

Né au Burkina Faso, Hassane Kassi Kouyaté est l’initiateur et le directeur artistique de la compagnie Deux Temps Trois Mouvements, basée à Paris. Nous l’avons rencontré à Bamako à l’occasion du Festival “Théâtre des Réalités”. Il revient pour nous sur son parcours et évoque ses projets…

Portrait réalisé par Bamadou Sanogo
Montage et mixage: Mohamed Lamine Sawadogo
(2’33”)

Portrait_Kouyate_Bamadou_Sanogo.mp3

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Sur un air de Quick-Step

© Frédéric Ilboudo

© Frédéric Ilboudo

Harold, dit Hally ou Maître Harold, est un lycéen blanc de 17 ans. Dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, il a grandi en compagnie de deux domestiques noirs: Sam et Willie, employés du salon de thé dont ses parents sont propriétaires. Tandis qu’Hally enseigne aux “boys” tout ce que lui-même apprend à l’école, Sam et Willie partagent en toute complicité les faits et gestes de leur vie quotidienne avec le jeune garçon. Mais l’affection qui unit Hally aux deux hommes est menacée par l’autorité qu’il détient…

Mise en scène par Hassane Kassi Kouyaté, la pièce Maître Harold a été jouée à Bamako à l’occasion du Festival “Théâtre des Réalités” 2008.

Reportage de Bamadou Sanogo
Montage et mixage: Mohamed Lamine Sawadogo
(6’18”)

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Le théâtre d’intervention sociale en Afrique

Par Dieudonné Korolakina

À l’opposé du théâtre dit d’auteur, beaucoup de compagnies en Afrique signent des satires sociales incisives et populaires, puisant leur inspiration dans le quotidien des spectateurs…

Augusto Boal

Augusto Boal

En initiant, dans les années 1960, un théâtre populaire, contestataire et social qu’il théorisera dans son livre Le Théâtre de l’opprimé (1971), le dramaturge et metteur en scène brésilien Augusto Boal ne se doutait sans doute pas qu’il ouvrait la voie à un genre théâtral à part entière, qui emprunterait moult  vocables selon les pays et les praticiens qui se l’approprieraient: “théâtre débat”, “théâtre utile”, “théâtre forum”…

Au Mali, l’un des berceaux du genre, cette pratique est connue sous le nom de “théâtre d’intervention sociale”. Figure de proue de ce genre théâtral, la compagnie Nyogolon a été créée dans la seconde moitié des années 1980 par Philippe Dechet, alors enseignant à l’Institut national des arts de Bamako. Cette troupe préfère d’ailleurs l’appellation “théâtre utile” pour rendre compte de son travail de sensibilisation qui privilégie l’aire des places publiques, des marchés, des villages et autres lieux ouverts. Les sujets évoqués par les pièces touchent directement aux réalités sociales: planning familial, accès à l’eau potable, hydraulique villageoise, scolarisation des jeunes filles, sida, protection de l’environnement… › Lire la suite

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Mort pour un os

Par David Sanon
Photos: Frédéric Ilboudo

Dans la nuit noire de Sabalibougou, charmant quartier populaire de la ville de Bamako, une longue file de personnes exténuées traverse les spectateurs pour rejoindre la scène, qui représente un camp de réfugiés. Tandis qu’ils s’installent, une ambiance festive s’empare du camp où une tente rapiécée sert à la fois d’école, d’église et de mosquée. Autour de la petite orpheline Doroto, une vendeuse de dolo, la communauté, traquée par la guerre, reprend goût à la vie.

Mise en scène par Issaka Sawadogo, la pièce est l’adaptation du conte L’os de Mor Lam, du Sénégalais Birago Diop. Ce récit dénonce des tares telles que l’égoïsme et le nombrilisme entre deux personnes tenues par des engagements sociaux antagonistes. La fraternité de case, encore appelée “bokk nbar”, est plus forte que la fraternité de sang. Circoncis sur le même mortier, les deux personnages sont obligés de se soutenir et de se rendre mutuellement secours. › Lire la suite

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Rencontre avec Julien Favart

Le comédien français Julien Favart tient le rôle d’Harold dans la pièce tirée de l’œuvre d’Athol Fugard et mise en scène par Hassane Kassi Kouyaté: “Maître Harold”. Nous l’avons rencontré au sortir de la représentation donnée à Bamako, jeudi soir 4 décembre, aux Quartiers d’Orange.

Interview réalisée par Issa Coulibaly
Montage et mixage: Mohamed Lamine Sawadogo
(1’07”)

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Noirs et Blanc

Par Tony Kwami Feda
Photos: Compagnie Deux Temps Trois Mouvements

Le metteur en scène burkinabè Hassane Kassi Kouyaté remet au goût du jour la question des divisions raciales et de l’amitié entre les peuples à l’occasion d’une présentée jeudi soir 4 décembre aux Quartiers d’Orange de Bamako: “Maître Harold”.

Port Elizabeth. L’Afrique du Sud des années dures de l’apartheid. La scène se passe au salon de thé “Le Parc Saint-George”, entre le blanc Harold, dont les parents sont propriétaires du lieu, et les deux domestiques noirs de la famille: Sam et Willie. En fond sonore, une musique d’inspiration noire: le be-bop, le jazz de Louis Armstrong, Coltrane, Duke Ellington, et le blues. Joie, gaieté, spleen et mélancolie.

Les parents d’Harold sont souvent absents. Sa mère passe son temps à courir derrière un mari qui termine ses journées dans la bouteille. Le petit Harold – “Harry” pour les domestiques – grandit à l’ombre de ces derniers, qui lui enseignent la culture et la musique noires. En contrepartie, Harry les instruit sur ce qu’il apprend à l’école. Un grand amour, une parfaite osmose, unissent les trois personnages. Mais les relations humaines évoluent et laissent parfois apparaître, derrière une apparente harmonie, un rapport de dominant à dominé. Au cours d’une altercation, Harry flanque une gifle à Sam, lequel lui rappelle qu’il a comblé l’absence d’un père irresponsable, contribuant à l’élever. › Lire la suite

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Chemins d’exil

Par Davy Philippe Koutiangba

Mis en scène par Macodou Mbengue, “Le Clan du Destin”, de la compagnie sénégalaise Les Gueules Tapées, traite de l’émigration vers l’Europe. Une pièce qui fait écho à la thématique choisie pour cette neuvième édition du Festival “Théâtre des réalités”: “Migrations et migritudes”.

“Le Ventre de l'Atlantique”, de Fatou Diome, a servi d'inspiration à la pièce de Macodou Mbengue (© DNA - Bernard Meyer)

Sur un décor imaginaire censé représenter le bord de mer, trois comédiens dont une femme investissent la scène à tour de rôle. Dans l’attente d’un passeur, ces candidats à l’émigration rencontrent un prêtre traînant un cercueil. Tout un village l’a supplié de partir à la recherche du corps d’un de ses fils, disparu après avoir caressé l’espoir de gagner l’autre rive de la Méditerranée. Le prêtre attend que la mer veuille bien rejeter ce corps, parmi tant d’autres qu’elle a engloutis. Il pourra ensuite aller le présenter aux villageois afin que ceux-ci organisent une cérémonie funéraire. › Lire la suite

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